nuisance sonore
Gal. Yark Damehame, Ministre de la sécurité et de la protection civile

Abusées ! C’est le sentiment qui encourage les populations à se faire justice lorsqu’un briguant venait à tomber entre leurs mains, en fragrant délit. La pratique courant, est le supplice du feu qui consiste à bruler vif le présumé briquant. La pratique inquiète les autorités togolaises.

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Une victime de vindicte populaire, à Lomé

Vol à mains armées, actes de banditisme… plus rien n’est pardonné, lorsque les présumés auteurs tombent entre les mains des populations. Généralement, c’est par le supplice du feu qu’ils rendent l’âme. Une vindicte populaire qui ne laisse aucune chance aux présumés coupables.

Vendredi, le ministre de la sécurité et de la protection civile et celui de la justice ont, dans un communiqué conjoint appelé les populations « à faire confiance aux instances judiciaires et aux forces de sécurité chaque fois qu’elle e trouve en situation de crime et de délit ». Les autorités togolaises condamnent la vindicte populaire et demande à la population de « ne point se faire justice ». Une réaction intervenue après la mort d’un ivoirien accusé de vol et son présumé complice sévèrement blessé.

Les cas de vol et de braquages à l’arme blanche se multiplient dans la capitale et dans sa banlieue. Les populations abusées se sentant abandonnées n’hésitent donc plus à se venger de ceux qui tombent entre leurs mains.